Les 10 commandements de la circulation à Abidjan

Circuler à Abidjan n’est pas chose facile, des gros bouchons, des lenteurs interminables, un vrai labyrinthe. Heureusement elle est là et elle saura vous…. 🙂
J’aime tellement le générique de cette émission radiophonique, car elle traduit amplement la réalité de la circulation routière à Abidjan. Peut-être qu’il faudra ajouter à “labyrinthe”, le mot “désordre”. Pour survivre dans cette jungle, il y a quelques règles à suivre. Découvrez les 10 commandements pour survivre dans la circulation abidjanaise.

1 –  Tu ne te fieras jamais  aux clignotants

Les clignotants ont pour rôle de passer un message aux autres conducteurs afin que ceux-ci sachent à quoi s’en tenir : changement de direction (virage à gauche ou à droite) , ralentissement…  Imaginez qu’un conducteur vire brusquement devant vous sans vous en informer, la catastrophe n’est alors pas loin. Pire, certains conducteurs trouvent la force extraordinaire de mettre le clignotant à gauche alors qu’ils s’apprêtent à virer sur la droite. Sacrés chauffards abidjanais !  La prudence doit donc être de mise.

2 –  Tu ne te diras jamais que tu as la priorité devant un “gbaka”

Mini-car de transport commun communément appelés “gbakas”, ces engins sont de véritables cercueils roulants. Les états dans lesquels ils roulent laissent à désirer. C’est sans compter avec la manière même dont ils se comportent dans la circulation car ils semblent avoir leurs propres codes de la route. Pour eux, la priorité appartient aux plus courageux, celui qui à le plus gros engin ou le plus solide. En fait, c’est une sorte de challenge pour ces conducteurs d’une autre ère. Si vous vous prêtez au jeu, pas évident que vous en sortiez indemne. Prudence !

3 –  Tu auras un œil derrière toi lorsque tu marches sur le trottoir

Le trottoir ca vous dit quelque chose ? Voyons ce que notre très cher wikipedia en pense ; “Un trottoir est un espace réservé aux piétons de chaque côté des rues ; un caniveau et une bordure assurant la limite avec la partie vouée à la circulation des véhicules à moteur.”
Pas sur que cette définition soit vraie ici. La raison, le trottoir devient une chaussée annexe aux heures de pointe. Le piéton devra alors faire preuve d’une grande prudence; au risque de se faire prendre par derrière (comprenez “percuter” rien d’autre :).

4 – Tu t’habitueras aux bruits des klaxons pour ne pas en perdre la tête

Non non ce n’est pas un cortège que vous entendez passer là, mais bien des woro-woro (taxis-communaux) qui sont à la recherche de client. Il faut bien se faire remarquer, attirer l’attention, alors les klaxons entrent en scène. Aussi, faire intervenir les klaxons exprime le mécontentement d’un conducteur. Il n’est pas rare d’entendre une phrase du genre “si tu es trop pressé il faut sauter“. Seulement savent-ils quand il convient d’utiliser le klaxon ? Pas sur. A Abidjan, vous devrez s’habituer à entendre des “bip bip” plus souvent.

5 – Tu t’attendras toujours à un dépassement

A Abidjan, la notion de priorité telle que enseignée dans les auto-écoles ne s’appliquent pas vraiment sur nos routes. La priorité semblent être adressée aux plus pressés. Résultat des courses, des sorties de routes, des collisions, des morts inutiles.  Les “queues de poissons” risquent de vous surprendre”, il faut donc rester en alerte maximale.

6 – Tu ne céderas pas aux tentations d’imiter un taxi qui s’engage à te “doubler”

Comme le dit l’adage, si vous tentez de jouer sur le terrain d’un idiot, il vous battra par expérience. Je crois que tout est dit.

7 – Tu continueras de faire attention même sur les bandes blanches

Les bandes blanches, certains conducteurs – on se demande ou est-ce que ces derniers ont obtenue leurs permis de conduire – en ignorent même la présence sur l’asphalte. Si vous souhaitez traverser la chaussée, ne vous attendez donc pas à ce que ceux ci vous cèdent le passage du fait des bandes blanches. Mieux vaut prévenir que guérir.

8 – Tu ne traverseras jamais juste après le passage des feux tricolores au rouge

A Abidjan, s’arrêter au feu rouge est considéré comme une perte de temps. Pour les transporteurs, il faut courir contre la montre. Certains n’hésitent pas à “griller” le feu même quand ce dernier exige d’eux qu’ils s’arrêtent. Un instant de retenue si vous voulez traverser peut vous sauver la vie. Attendez que la file soit immobile avant de vous engager. Un chauffard pourrait vous rappeler que c’est lui le plus pressé.

9 –  Tu retiendras ceci : “l’union fait la force”

En cas de trafic dense, comme  sur le VGE par exemple, traverser “en masse” est une bonne solution pour éviter de se faire faucher. C’est le cas au grand carrefour de Koumassi, au carrefour de la gare de Bassam… Dans les communes comme Adjamé, où le désordre est plus normale que la discipline, ce commandement peut être vital.

10 – Tu ne négligeras aucun de ces commandements 

Ces commandements cités plus haut sont tous valables au même titre. La négligence de l’un d’entre eux pourrait causer des conséquences irréversibles. A bon entendeur …
Abidjan est une belle ville nous sommes tous bien d’accord sur ce point. Du point de vu de la circulation, beaucoup d’efforts restent à faire. Les raisons de la majorité des accidents sont : l’indiscipline, la course à l’argent, la négligence. Chacun de nous doit faire preuve de plus de maturité et de prudence pour sauver davantage de vies.
 
Connaissez vous d’autres règles à suivre dans la circulation abidjanaise ?
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