[CONTRIBUTION] Le drame de l’immigration, une crise insoluble ?

Immigration, voici un mot qui, comme s’il constituait un néologisme, a fait son “apparition” dans le vocabulaire de monsieur tout le monde. Et cela pour des raison que tous semblent connaitre. Dans cet article qui est une contribution, Jean Christian de Kongodia, analyste indépendant, spécialiste de géopolitique et de géostratégie nous parle de l’immigration telle qu’elle est perçue par son regard avisé de citoyen du monde. Si vous souhaitez prolonger le débat, vous pouvez le contacter via son adresse mail marqué au bas de l’article. 

Deux qualificatifs ont été attribués au mot immigration : politique et économique. Qu’elle soit l’un ou l’autre, elle semble être le dernier recours pour ceux qui décident de partir. Sinon comment comprendre que des gens lucides prennent le risque de braver les grosses dents de la mer pour rejoindre l’autre rive au péril de leur vie?

Tous autant que nous soyons n’avons qu’un seul désir : vivre et mieux vivre. Sinon pourquoi les parents de Nicolas Sarkozy ont ils quitté leur Hongrie natale pour la France ? Pourquoi Charles De Gaulle a t-il fui nuitamment la France pour rejoindre Londres, abandonnant concitoyens, famille et amis aux mains de l’armée nazie? On oublie aussi que des français ont fui leur France, pays des droits de l’homme pour immigrer partout dans le monde. Les millions de pieds noirs qui, entre 1961-63 ont dû faire le choix douloureux de “la valise ou le cercueil” est encore présent dans les esprits. Les mêmes raisons ont guidé leur choix : vivre et mieux vivre.

Lorsque l’aviation impérialiste frappait la Libye et sur-armait des bandes de outlaw pour des raisons abracadabrantesques que certains, aujourd’hui encore tentent de justifier par une alchimie dont ils sont les seuls à maîtriser les arcanes, nous mettions en garde les uns et les autres des conséquences abjectes de cette invasion digne des croisades. Lorsque la France débarquait au Mali pour couper la route au terrorisme tout en faisant des rebelles Touaregs des enfants de cœur, nous mettions en garde de la gangrène que pourraient représenter Kidal, Annefis et les autres localités laissées à dessein sous le contrôle des dits Touaregs. Quand dans certains pays la dangereuse politique de rattrapage bat son plein, quand dans d’autres des gens sont emprisonnés pour leur opinion ou que pour un oui ou un non vous êtes bons pour la baïonnette ou pour les galères, ou qu’ailleurs des guerres ineptes sont créées et très souvent entretenues par l’argent et les armes de l’Occident, la réaction pour un être normal, ayant le sens de la famille est de chercher refuge ou de trouver asile.

Les juifs avaient ils d’autres choix que de fuir la machine à tuer de Hitler entre 1937 et 1945 ? Qu’auriez-vous fait si vous aviez été juif résidant en Allemagne à cette époque? Que feriez-vous si chez vous certains s’arrogent droit de vie ou de mort sur vous? Que feriez-vous si chez vous l’espoir d’un lendemain meilleur devenait un leurre? Que feriez-vous si chez vous, offrir un unique repas quotidien à votre progéniture devient une solennité? Que feriez-vous si chez vous, trouver un hypothétique emploi ressort du miracle ou du hasard? C’est justement ce que font aujourd’hui les afghans, les centrafricains, certains ivoiriens, les égyptiens (frères musulmans), les érythréens, les irakiens, les maliens, les palestiniens, les soudanais, les syriens, … C’est bien parce que beaucoup parmi nous n’avons pas l’opiniâtreté de tous ces intrépides candidats à l’exil que nous restons dans nos pays, dans nos chambres, préférant subir lâchement le diktat de nos dirigeants et de l’occident en maugréant nos mécontentements aux seules oreilles de notre cercle familial.

N’est-ce pas de l’Occident que vient l’assertion “non assistance à personne en danger”. Le cas échéant, la peine varie selon les états.

En définitive, les états occidentaux ont le devoir moral, l’obligation juridique d’accueillir tous ceux qui frappent désespérément à leur porte à moins de trouver des solutions pérennes à la base (ils en ont les moyens politiques et économiques et militaires) pour permettre à tous ces peuples qui ne demandent qu’à vivre, de vivre dignement, comme des hommes.

Jean Christian de Kongodia, analyste indépendant,
spécialiste de géopolitique et de géostratégie
jeangues(0)gmail.com 
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